[SOIN DU CHEVAL] Pourquoi je suis POUR les infiltrations et le tildren

Comme je te le disais dans mon article précédent, Djazz a été diagnostiqué atteint d’un Conflit de Processus Epineux « sévère ». Je t’explique ici pourquoi et comment je suis POUR les infiltrations.

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Le traitement vétérinaire

J’ai accepté l’ensemble des traitements proposés par mon vétérinaire, qui a donc fait des infiltrations para épineuses (entre les vertèbres) avec deux produits anti-inflammatoires. L’idée étant ici de traiter la douleur localement afin de la réduire.

Il a également fait une perfusion de Tildren. Cela se fait en intraveineuse et permet de diminuer la résorption osseuse et par conséquent la douleur (je te laisse aller lire l’article de Equisense pour tout savoir) et surtout, cela peut contribuer à une amélioration de la « situation ».

La thèse vétérinaire sur les dorsalgies du cheval de sport conduite par Marie DESFARGES, est également très interessante  et le tiludronate y est conseillé dans le cas du conflit de processus épineux (page 114), à condition bien sur de ne pas surdoser (ce qui peut détruire les cartilages).

Les infiltrations ne sont pas des pansements

Elles ont une réputation désastreuse, et cela pour plusieurs raisons :

  • on en a fait sur des chevaux pour prolonger leur carrière, alors que celle-ci aurait dû être terminée
  • on en a abusé et re-re-re-abusé, et le produit finit par détruire les articulations au bout d’un moment (pour les humains, les médecins refusent d’infiltrer plus de 2 fois de suite au même endroit… CQFD)
  • on a prescrit ces traitements à tour de bras, et maintenant les gens sont méfiants
  • quand on commence on arrête plus il faut en faire tout le temps

Le nombre de gens qui sont contre mais à un point est incroyable, et tout ça parce que « j’ai connu un cheval il était plein d’arthrose et on lui a fait des infiltrations pour continuer à sortir en concours et après il a très mal fini ». 

Le problème, vois tu, c’est qu’une infiltration ce n’est qu’une piqure d’anti-inflammatoire, donc on est bien d’accord : ça ne guérit RIEN, ou si : seulement les inflammations.

Du coup, si tu infiltres ton cheval, et qu’après tu reprends tranquillement ton petit traintrain, effectivement, là, c’est vite la cata !

La mise en place des protocoles

Je ne parlerai bien sur que de mon expérience à moi, mais voilà. Je me suis beaucoup documentée et je remercie également la propriétaire d’un autre « D », Danakin de Phylline, qui a la même chose que Djazz en moins sévère, et qui a reçu de son vétérinaire un protocole de travail et de divers soins très détaillé, dont je me suis inspirée.

L’idée, c’est bien d’espaces ces vilaines vertèbres qui frottent les unes contre les autres en « bandant l’arc » qu’est la colonne vertébrale. Pour cela, une seule solution, on fait travailler le cheval en lui faisant monter son dos, nez en bas, postérieurs engagés.

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En vérité ce ne sont pas les infiltrations qui ont guéri mon cheval mais c’est le travail bien mené, ledit travail rendu possible grâce aux infiltrations et au Tildren.

On a adapté le travail de Djazz, je longe beaucoup plus et monte beaucoup moins. Afin de soutenir sa colonne vertébrale défaillante, il lui faut des muscles dorsaux en béton armé. On est passé d’une longe par semaine à deux voire trois, et j’essaie de lui faire étendre le plus possible son dos tout en gardant l’engagement des postérieurs afin de tendre l’arc du dos, aussi bien à pieds qu’à cheval.

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Il y a également d’autres petites choses que j’ai mises en place et dont je parlerai dans un prochain article.

Tout ceci aurait été impossible si les infiltrations n’avaient pas permis de limiter la douleur. Le travail était devenu trop douloureux pour lui, il refusait systématiquement de travailler « dans le bon sens ».

En 6 mois, les muscles du dos qui avaient pas mal fondu du fait des défenses qu’on avait au travail avant le diagnostic sont bien revenus. Je saute beaucoup moins souvent mais nous profitons pour s’amuser sur des cavalettis, et le lendemain il va bien.

En conclusion, les infiltrations ce n’est pas le diable, mais ce qu’on en fait. Il serait totalement erroné de considérer grâce aux infiltrations que le cheval est guéri (même si sur le coup ça en a l’air), et continuer comme avant. Effectivement en faisant ça, on est bon pour infiltrer tous les 6 mois jusqu’à avoir usé complètement l’articulation.

Photos Anne-Lise 

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